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Leffrinckoucke Le travail a repris chez Ascometal, mais les anciens salariés lancent un ultimatum à la direction

Divers01/04/19

Article de la Voix du Nord
Depuis plusieurs semaines, les anciens salariés demandent à la direction les documents certifiant leur exposition à l\'amiante. Sans réponse, ils ont bloqué l\'usine ce vendredi matin. Le travail a repris.

Après une matinée de blocage, le travail a pu reprendre sur les sites d\'Ascometal et de Valdunes ce vendredi après-midi. La décision a été prise à l\'issue de la rencontre improvisée entre le directeur d\'Ascometal et le directeur des ressources humaines d\'un côté et les représentants des anciens salariés de l\'autre. Mais aucun accord n\'a, pour l\'heure, été trouvé  : « Ils ne veulent toujours pas nous délivrer nos certificats de travail, peste Claude Tange, représentant de l\'ADVASUD-CGT. Ils se retranchent derrière leurs avocats ». Selon les anciens salariés de l\'Usine des dunes, la direction actuelle « est de mauvaise foi, mais on leur a dit : « Quand vous avez repris Ascometal – en janvier, par le groupe suisse-allemand Schmolz & Bickenbach, NDLR –, vous avez repris l\'actif, mais aussi le passif !» La loi ne dit pas que c\'est l\'empoisonneur de l\'époque qui doit rendre des comptes, mais bien l\'entreprise actuelle ! »

Le député Hutin en soutien

Ces certificats de travail, ainsi que les certificats d\'exposition à l\'amiante, doivent permettre aux anciens salariés de monter des dossiers devant la justice en préjudice d\'anxiété. Ils réclament ces documents depuis plusieurs semaines après le jugement du Tribunal administratif qui a estimé que le site de l\'Usine des Dunes était amianté. Le tribunal avait également demandé que la direction d\'Ascometal fournisse les documents aux salariés. Dans un courrier, le député Christian Hutin, apporte son soutien : « Rien ne sera épargné aux victimes qui se battent depuis des décennies contre ce fléau qui fera plus de 100 000 morts dans notre pays », souligne celui qui est aussi président du groupe d\'études Amiante à l\'Assemblée nationale.

Les salariés, après un vote à l\'unanimité, ont lancé un ultimatum à la direction : « On lui donne quinze jours pour nous fournir les documents. Si elle ne le fait pas, on bloquera encore le site, mais ce sera bien autre chose qu\'aujourd\'hui », préviennent-ils.