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Affaire Lactalis. Michel-Edouard Leclerc reconnaît des « défaillances »

Groupes d'études18/05/18

Mercredi 16 mai, les dirigeants des enseignes Leclerc et Auchan ont été entendus par les députés de la commission d\'enquête dans le cadre de l\'affaire du lait infantile contaminé produit par Lactalis. Michel-Edouard Leclerc reconnaît des « défaillances » au sein de son groupe. Le distributeur Auchan pointe pour sa part l\'information défectueuse de l\'industriel laitier.

Les députés de la commission d\'enquête poursuivent leurs auditions dans le cadre de l\'affaire du lait infantile contaminé à la salmonelle mis sur le marché par le géant du lait Lactalis au cours de l\'année 2017. Ce jeudi 16 mai, le président Christian Hutin et ses collègues parlementaires ont entendu deux patrons de grands groupes distributeurs.

Un homme de l\'ombre, Régis Degelcke, président du conseil d\'administration d\'Auchan Retail. Et un homme habitué des médias, Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe Leclerc. Le premier pointe les cafouillages des messages d\'alerte de Lactalis. Le second bat sa coulpe en pointant des « défaillances » au sein de son groupe.

255 785 boîtes de lait infantile retirées de la vente

Les 2, 10, 21 décembre 2017, les 4 et 12 janvier, cinq opérations successives de retrait rappel ont été lancées soit par Lactalis soit par le ministère de l\'Économie. Elles ont été progressivement élargies à l\'ensemble des lots de poudre de lait infantile fabriqués par Lactalis dans son usine de Craon (Mayenne) et potentiellement contaminées à la salmonelle.

Les équipes de vente de l\'enseigne Auchan ont retiré des rayons un total de 61 785 boîtes dans 641 points de vente. Leclerc fait de même : 194 000 boîtes sont retirées de la vente dans 1 300 magasins. Au total, les deux géants de la distribution ont mis sous séquestre près de 300 000 boîtes.

Des boîtes remises accidentellement en rayon

Auchan dénombre 52 boîtes de lait infantile qui sont passées au travers des mailles des procédures de retrait. Elles ont été vendues à une quarantaine de clients. Explication : « 19 boîtes ont été ramenées à l\'accueil par des clients et remises par erreur dans les rayons ». Et il y a eu des erreurs dans l\'identification des lots concernés.

Auchan hausse le ton contre Lactalis

L\'enseigne nordiste a géré, en 2017, 119 procédures de retrait rappel, dont les deux tiers portent sur des produits alimentaires, « sans dysfonctionnements majeurs ».

Lactalis est donc un cas à part. « L\'information n\'a pas été claire à cause des nombreux rappels successifs, dénonce Régis Degelcke, président du conseil d\'administration d\'Auchan Retail. Si on nous avait communiqué immédiatement un problème sanitaire sur l\'ensemble des lots issus de l\'usine de Craon, on aurait retiré immédiatement les 61 000 produits concernés. »

Mercredi 16 mai, les dirigeants des enseignes Leclerc et Auchan ont été entendus par les députés de la commission d\'enquête dans le cadre de l\'affaire du lait infantile contaminé produit par Lactalis. Michel-Edouard Leclerc reconnaît des « défaillances » au sein de son groupe. Le distributeur Auchan pointe pour sa part l\'information défectueuse de l\'industriel laitier.

Les députés de la commission d\'enquête poursuivent leurs auditions dans le cadre de l\'affaire du lait infantile contaminé à la salmonelle mis sur le marché par le géant du lait Lactalis au cours de l\'année 2017. Ce jeudi 16 mai, le président Christian Hutin et ses collègues parlementaires ont entendu deux patrons de grands groupes distributeurs.

Un homme de l\'ombre, Régis Degelcke, président du conseil d\'administration d\'Auchan Retail. Et un homme habitué des médias, Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe Leclerc. Le premier pointe les cafouillages des messages d\'alerte de Lactalis. Le second bat sa coulpe en pointant des « défaillances » au sein de son groupe.

255 785 boîtes de lait infantile retirées de la vente

Les 2, 10, 21 décembre 2017, les 4 et 12 janvier, cinq opérations successives de retrait rappel ont été lancées soit par Lactalis soit par le ministère de l\'Économie. Elles ont été progressivement élargies à l\'ensemble des lots de poudre de lait infantile fabriqués par Lactalis dans son usine de Craon (Mayenne) et potentiellement contaminées à la salmonelle.

Les équipes de vente de l\'enseigne Auchan ont retiré des rayons un total de 61 785 boîtes dans 641 points de vente. Leclerc fait de même : 194 000 boîtes sont retirées de la vente dans 1 300 magasins. Au total, les deux géants de la distribution ont mis sous séquestre près de 300 000 boîtes.

Des boîtes remises accidentellement en rayon

Auchan dénombre 52 boîtes de lait infantile qui sont passées au travers des mailles des procédures de retrait. Elles ont été vendues à une quarantaine de clients. Explication : « 19 boîtes ont été ramenées à l\'accueil par des clients et remises par erreur dans les rayons ». Et il y a eu des erreurs dans l\'identification des lots concernés.

Auchan hausse le ton contre Lactalis

L\'enseigne nordiste a géré, en 2017, 119 procédures de retrait rappel, dont les deux tiers portent sur des produits alimentaires, « sans dysfonctionnements majeurs ».

Lactalis est donc un cas à part. « L\'information n\'a pas été claire à cause des nombreux rappels successifs, dénonce Régis Degelcke, président du conseil d\'administration d\'Auchan Retail. Si on nous avait communiqué immédiatement un problème sanitaire sur l\'ensemble des lots issus de l\'usine de Craon, on aurait retiré immédiatement les 61 000 produits concernés. »

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Pierre de Ginestel, le directeur santé et qualité du groupe Auchan enfonce le clou : « j\'ai appris par la radio l\'alerte du deuxième retrait, dimanche 10 décembre. Lactalis n\'a pas appelé le numéro d\'urgence de notre service qualité. »

Par ailleurs Auchan a signalé, lors de l\'audition, avoir « bloqué le 3 janvier une livraison de lait infantile contenant des lots visés par les précédents rappels ». Encore une pierre dans le jardin de Lactalis.

Michel-Edouard Leclerc avoue des « défaillances »

Chez Leclerc, ce sont 999 boîtes de lait infantile qui ont échappé à la procédure de retrait rappel. Pas de façon intentionnelle, a déclaré le PDG du distributeur, mais en raison de « défaillances » au sein du groupe. Des erreurs humaines largement imputables, selon le patron breton, à la tâche « complexe » de l\'identification des lots des produits.

Blocage de précaution et audit

Les distributeurs cherchent à tirer les enseignements de la crise sanitaire du lait contaminé à la salmonelle qui a causé l\'hospitalisation de 38 nourrissons. « À l\'avenir, en cas de procédure de retrait rappel sur un produit, on retirera tout, immédiatement. Et après on verra comment distinguer les lots concernés ou pas », a décidé Régis Degelcke.

 

Michel-Edouard Leclerc annonce quant à lui « une enquête interne confiée au bureau vérificateur Veritas pour repérer les dysfonctionnements et proposer des mesures correctives ».