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Trafic d'esclaves en Libye, l'horreur pour conséquences de l'explosion du pays

Information27/11/17

Nul ne peut rester insensible face à l'horreur des images que le monde a découvert, parce que celles de CNN, du trafic d'esclaves et de ventes d'êtres humains, faites au grand jour dans le chaos libyen. Mais pas d'hypocrisie, nous savons que le trafic d'esclaves continue d'exister dans toute une partie de l'Afrique, y compris dans certaines zones du Golfe persique.

La France ainsi que le Royaume Uni et les Etats Unis d'Amérique doivent d'abord prendre leurs responsabilités. Nous avons contribué à détruire l'Etat libyen en nous éloignant du droit international et notamment des résolutions 1970 et 1973 de l'ONU et dirigées par l'OTAN qui prévoyaient la protection des populations, puis par "glissement" ou par effet mécanique nous en sommes arrivés à la chute du régime. Le Conseil national de transition (CNT) rassemblant les forces d'opposition à Kadhafi est reconnu comme représentant légitime du peuple libyen, d'abord par la France puis par de nombreux autres pays. Fin juin 2011, la Cour pénale internationale délivre un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité à l'encontre du colonel Mouammar Kadhafi. On sait ce qu'il en adviendra.

Aujourd'hui, en Libye comme en Irak, règne l'enfer d'où sont nés de véritables monstres comme DAESH. Viols de masse et systématiques sur les femmes, trafic d'esclaves, trafic d'êtres humains, trafics d'armes, triomphe sans partage des milices et des mafias les plus violentes, prolifération de l'islamisme radical...

Il ne faut se faire guère d'illusion, il faudra du temps pour stabiliser une telle situation. Rien ne se fera sans que puisse se rétablir, d'une façon ou d'une autre, une dialogue politique qui doit permettre à la Libye de se dessiner un nouvel avenir. Il y faudra également un engagement de l'ONU et de l'Organisation l'Union africaine car seul le pays ne s'en sortira pas. Dans ce cadre, la France doit prendre toutes ses responsabilités. Si en définitive, c'est aux Libyens et à eux seuls qu'il dépend de définir quelle sera la Libye de demain et surtout sa forme institutionnelle, nous nous devons, face à l'histoire, de contribuer à stabiliser cette région, avec laquelle nous partageons d'immenses intérêts.