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La fin des contrats aidés illustre la politique des plus forts contre les plus faibles

Divers09/11/17

La fin des contrats aidés illustre la politique des plus forts contre les plus faibles.

 
Mercredi 8 novembre 2017, en soirée, l'Assemblée Natioanle a voté le budget en baisse de la mission "Travail et emploi", la réduction du nombre de contrats aidés. Seul le groupe des "Marcheurs" a soutenu ce budget. Depuis quelques semaines déjà, j'ai tenté d'alerter le gouvernement sur les conséquences désastreuses que ce buget va avoir sur les associations, les collectivités locales et l'ensemble du secteur non marchand. Ce vote s'est déroulé dans une ambiance tendue mais la majorité parlementaire, aux ordres du gouvernement et de l'Elysée, n'a accepté que deux amendements en tout et pour tout, venant d\'autres groupes parlementaires . 
 
L'effort mis sur la formation, bien que  nécessaire, n'empêchera pas le retour au chômage de dizaines de milliers de nos concitoyens, renforçant la précarité, mettant un terme à une multitude d'activités. Les crédits de la mission passent de 15,4 milliards d'euros en 2017 à 13,9 milliards, soit une diminution de 1,5 milliard. La baisse, considérable, est essentiellement liée à la réduction du nombre de contrats aidés, qui passera en 2018 à 200.000, exclusivement dans le secteur non marchand, pour une enveloppe de 1,4 milliard d'euros. Il s'agit d'une baisse d'un milliard d'euros.
 
On mesure chaque jour davantage, les exigences liées aux engagements présidentiels de passer sous la barre des 3% de déficit public que réclame le traité de Maastricht et surtout à la promesse faite à Angéla Markel par le Président Macron au début de son mandat.
 
Bercy tient à tout prix à présenter à la commission européenne un budget conforme à la régle d'or avant le 31 décembre. Mais l'équation politique a considérablement changé en Allemagne suite aux dernières élections législatives qui a vu l'entrée de 90 députés d'extrême droite au Bundestag.
 
Il apparaît clairement que la "start-up nation" n'est réservée qu'aux gagnants et autres "winner". Les autres doivent attendre le salut du "ruissellement" des plus riches mais qui défiscalisent dans les paradis fiscaux. La brutalité avec laquelle agit le gouvernement dans toute une série de domaine ne produira que des fractures supplémentaires dans la société française.
 

Christian HUTIN
Député du Nord
Membre de la commission des Affaires étrangères